[CNSIS] – SEANCE PLEINIERE DU 17 DECEMBRE 2025
Séance plénière de la Conférence Nationale des Services d’Incendie et de Secours Ce mercredi 17 décembre 2025, nous avons participé […]
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Par l’arrêté du 22 mai 2026 publié au Journal officiel du 24 mai 2026, le salaire minimum de croissance (SMIC) horaire est revalorisé de 2,41 % à compter du 1er juin 2026. Il s’établit désormais à 12,31 € brut (contre 12,02 € au 1er janvier 2026), soit un montant mensuel brut de 1 867,02 €. Parallèlement, le minimum garanti est relevé à 4,35 €.
Si cette hausse est une mesure de justice sociale nécessaire face à l’inflation pour les salariés du secteur privé, elle produit par ricochet, dans la fonction publique, des effets de bord structurels particulièrement délétères.
En vertu du décret n° 91-769 du 2 août 1991, cette augmentation contraint une fois de plus les employeurs publics à verser une indemnité différentielle à tous les agents dont le traitement est calculé sur la base d’un indice majoré (IM) inférieur à 380. Ce mécanisme correctif temporaire est devenu le symbole de l’asphyxie de nos grilles de rémunération.
À compter du 1er juin 2026, l’indemnité différentielle devra être versée à une proportion inédite de personnels :
Le constat est sans appel : nous assistons à un écrasement complet des débuts de carrière et à un effondrement de la reconnaissance des responsabilités, des qualifications et des diplômes.
Un agent de catégorie B ou de catégorie A débutant ne peut plus être rémunéré au même niveau qu’un agent entrant en catégorie C. Ce “tassement” par le bas annihile les perspectives de promotion interne, décourage la prise de responsabilité et aggrave dramatiquement la crise d’attractivité de nos métiers publics.