MALADIES PROFESSIONNELLES : LE DECRET PUBLIE POUR LES SAPEURS-POMPIERS
Un décret publié au JORF ce dimanche 28 décembre intègre les personnes exposées aux risques professionnels mentionnés aux tableaux des […]
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Historique
Célébrée le 28 avril, la Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail promeut la prévention des accidents et maladies professionnels dans le monde entier.
Le 28 avril marque également la Journée internationale de commémoration des travailleuses et des travailleurs morts ou blessés au travail, célébrée à l’échelle mondiale depuis 1996 à l’initiative du mouvement syndical.
En 2003, le mouvement syndical a invité l’Organisation internationale du Travail (OIT) à prendre part à la campagne du 28 avril. En reconnaissant le 28 avril comme une journée de commémoration et de célébration, nous honorons les travailleurs, les agents des services publics blessés et décédés tout en célébrant les possibilités de prévention et de réduction de ces cas de blessures et de décès. Depuis 2003, l’OIT commémore la Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail le 28 avril en s’appuyant sur ses atouts traditionnels, à savoir le tripartisme (gouvernements, employeurs, travailleuses/travailleurs) et le dialogue social.
Sécurité et santé au travail
De nombreuses personnes meurent des suites d’accidents du travail ou de maladies professionnelles chaque jour pour un total de plus de 2,78 millions de décès par an. En outre, il y a chaque année quelque 374 millions d’accidents du travail non mortels, qui entraînent une absence du travail, selon l’Organisation internationale du Travail (OIT).
Le 28 avril offre donc l’occasion d’attirer l’attention de l’opinion internationale sur les questions de sécurité et de santé professionnelles parmi les syndicats, les organisations patronales et les représentants du gouvernement. L’OIT reconnaît la responsabilité partagée des principales parties prenantes et elle les encourage à promouvoir une culture préventive de sécurité et de santé afin de s’acquitter de leurs obligations et de leurs responsabilités en matière de prévention des décès, des blessures et des maladies survenant sur le lieu de travail, en permettant à leurs employés de rentrer chez eux en toute sécurité lorsque leur journée de travail s’achève.
Risques professionnels émergents
Du fait des innovations technologiques et des changements organisationnels ou sociaux, de nouveaux risques émergent, tels que :
Ces phénomènes peuvent être plus largement reconnus grâce à une meilleure compréhension scientifique, par exemple des effets des risques ergonomiques sur les troubles musculosquelettiques.
Ils peuvent aussi être influencés par des changements de perception sur l’importance de certains facteurs de risques tels que les facteurs psychologiques et le stress lié au travail.
Agissons pour un environnement de travail psychosocial sain
L’environnement psychosocial du travail est défini par la manière dont le travail est conçu, organisé et géré, ainsi que par les pratiques organisationnelles qui façonnent les conditions de travail au quotidien. Les facteurs psychosociaux – tels que la charge et le temps de travail, la clarté des rôles, l’autonomie, le soutien, ainsi que l’existence de processus équitables et transparents – influencent fortement l’expérience professionnelle et ont une incidence directe sur la sécurité, la santé et la performance des travailleurs.
Lorsque ces facteurs portent atteinte aux travailleurs ou aux agents, ils deviennent des risques qui, au même titre que les risques physiques, chimiques et biologiques, doivent être pris en compte et gérés afin de garantir des milieux de travail sûrs et sains.
Dans le cadre de la Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail 2026, l’OIT a élaboré des supports de campagne, notamment un rapport mondial et une présentation PowerPoint. Ce rapport adopte une approche organisationnelle axée sur la prévention et examine les facteurs psychosociaux à trois niveaux : le poste de travail, la manière dont le travail est géré et organisé, ainsi que les politiques, pratiques et procédures plus générales qui régissent le travail.
Promouvoir la santé et la sécurité au sein des services d’incendie et de secours
Le métier de sapeur-pompier professionnel est reconnu comme dangereux par la loi de modernisation de la sécurité civile de 2004, de plus en juin 2022, le centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a classé l’exposition professionnelle des sapeurs-pompiers comme cancérogène pour le mésothéliome et le cancer de la vessie, et comme potentiellement cancérogène pour les cancers du côlon, de la prostate et des testicules, le mélanome et le lymphome.
La responsabilité des pouvoir publics et des employeurs est forte. L’activité opérationnelle de sécurité civile est importante. Avec une intervention de secours toutes les 7 secondes en moyenne, la sollicitation reste exceptionnelle pour traiter le risque courant, les crises majeures viennent impacter cette activité quotidienne avec des conséquences majeures sur la santé des sapeurs-pompiers professionnels, militaires et volontaires des services d’incendie et de secours.
Les sapeurs-pompiers, tout comme les personnels relevant des métiers support (administratifs, techniques ou spécialisés) doivent faire l’objet d’un suivi particulier. Les personnels ayant une activité opérationnelle, doivent bénéficier d’un suivi médical renforcé.
Les services d’incendie et de secours doivent mettre en place tous les moyens, tant sur le plan humain qu’organisationnels, pour atteindre les objectifs fixés par la réglementation dans le domaine de la prévention des risques professionnels, du suivi des expositions et de la traçabilité des risques, mais également pour l’aptitude à l’exercice des missions et le maintien en condition physique.
En professionnalisant les sous-directions santé et de secours médical (SDSSM), les SDI(T)S peuvent disposer des compétences des médecins, des professionnels de santé que comptent les infirmiers, les cadres de santé, les psychologues mais également les assistants et conseillers de prévention. Réunis en équipes pluridisciplinaires ces professionnels peuvent conduire une politique globale de santé et de sécurité au travail selon des règles définies par les autorités nationales et territoriales.
Dates à retenir :
Le 10 juin 2026 : Journées techniques de l’observatoire national de la santé des agents des SD(T)IS
