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PLAN DE PREVENTION DE LA VIOLENCE : NOUS ATTENDONS DAVANTAGE D’AMBITION

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16 février 2026

C’est en marge d’un déplacement dans le département du VAR (83) que le minsitre de l’Intérieur a communiqué au sujet du prochain plan de prévention contre les violences faites aux sapeurs-pompiers. Une simple note transmise aux Préfets (disponible ci-dessous) portera le plan d’action pour la prévention et la protection des sapeurs-pompiers. Pour nous, cela représente davantage un outil de communication au mépris d’une véritable démarche de prévention.

Pour mémoire, ce plan, annoncé par le ministre Brunon RETAILLEAU fait suite à la violente agression de notre collègue lors d’un rodéo urbain le 10 mai 2024 dans le département de la Haute-savoie (74). Depuis de nombreux mois, l’impatience des personnels se faisait sentir sur le terrain. Nous subissons de plus en plus de violence, et même, si le nombre d’actes de violences est relativement stable ces dernièresa années, ces actes sont de plus en violents et représentent toujours un choc traumatique important pour tous les sapeurs-pompiers victimes.

Les travaux de l’observatoire national des violences faites aux sapeurs-pompiers ont donc conduis à ce projet de plan de prévention qui sera transmis aux Préfets ainsi qu’aux Présidents de SDIS dans les jours qui viennent. Nous ne pouvons que regretter le manque d’ambition de ce plan de prévention. Il ne reflète pas les attentes des personnels en matière de protection et de prévention. Nous regrettons :

  • Le manque de moyens financiers pour l’acquisition des équipements de protection individuelle (pacte capacitaire dédié ou fonds nationaux spécifiques, …) ;
  • Les choix effectués dans le domaine de la formation des agents face à la violence ;
  • Le manque d’échange et de synergie avec le ministère de la Justice (réponse pénale) ;
  • La libre administration des collectivités qui laissera la main aux SDIS pour la mise en place de toute initiative tenant principalement en compte des capacités de financement des mesures ;

Nous continuerons à porter nos revendications lors des prochaines réunions de l’observatoire des violences au sein de la Direction Générale de la Sécurité Civile et de la Gestion des Crises.